« Bon miel du Burkina » vient de recevoir le renouvellement de sa certification ABNORM des mains du Ministre en charge du Commerce et de l’Industrie, Harouna KABORE. Ainsi donc, la chaîne de cueillette, de conditionnement et de vente de « Bon miel du Burkina » est déclarée conforme et respectueuse des normes de l’Agence Burkinabè de Normalisation, de la Métrologie et de la Qualité. Tout cela pour le grand bonheur de la clientèle et des apiculteurs que NATUDEV et ULB-Coopération accompagnent dans le cadre de la protection du corridor du complexe PONASI au Centre-Sud.
Des acteurs de la promotion de la technique de la Régénération Naturelle Assistée (RNA) des exploitations agricoles de 8 pays d’Afrique ont partagé leurs expériences dans ce domaine du mardi 08 au vendredi 11 juin 2021 à Ouagadougou. C’était au cours d’un « Atelier international de formation collaborative en technique de Régénération Naturelle Assistée (RNA) des exploitations agricoles en Afrique ». Une initiative de l’Association NATUDEV en partenariat avec les associations SOSEB et ICAF avec l’appui PMF/FEM et du PNUD.
C’est au total des producteurs pratiquants de la RNA, des ONG spécialisées et de promotion de la RNA, des bureaux d’étude, des experts et des entreprises de huit (8) pays d’Afrique francophone qui ont pris part au rendez-vous du donné et du recevoir de Ouagadougou sur la RNA. C’est l’ « Atelier international de formation collaborative en technique de la Régénération Naturelle Assistée (RNA) des exploitations agricoles en Afrique ». Organisé du 08 au 11 juin 2021 par l’Association Nature et Développement (NATUDEV), en partenariat avec les associations SOS Energie au Burkina Faso (SOSEB) et Initiatives Climat en Afrique Francophone (ICAF) avec l’appui technique et financier du Programme de Micro-financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il s’agit du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Tchad, du Togo et du Burkina Faso.
Le principe de la Régénération Naturelle Assistée (RNA) consiste, selon le Président de NATUDEV, Alexis Kaboré, « à identifier, à matérialiser et à protéger les jeunes sauvageons pour la régénération naturelle des parcs ou des formations naturelles. C’est une technique d’agroforesterie qui permet de protéger et gérer les repousses naturelles que produisent les souches d’arbres et arbustes dans les champs. La densité d’arbres recherchée varie entre 25 et 400 pieds à l’hectare selon l’écosystème et les objectifs poursuivis. Des ensemencements par semis directs peuvent également être opérés pour permettre d’enrichir la biodiversité de l’exploitation agricole ».
Des apprentissages réciproques pour de meilleurs taux de réussite sur le terrain !
Cette formation en RNA, indique Monsieur Kaboré, a pour objet « de contribuer à la lutte contre la déforestation et le changement climatique par la consolidation et la mise à l’échelle de bonnes pratiques dans le cadre d’échanges d’expériences Sud-Sud ». A l’en croire, il vise entre autres, à permettre des apprentissages réciproques en vue d’accroître les taux de réussite des expériences de RNA en Afrique et à faire émerger un réseau de partage d’informations et d’idées entre les acteurs du domaine.
A cet effet, la session a consisté en d’abord des communications sur les aspects novateurs et porteurs que chaque participant a expérimentés dans son pays. Acteurs d’appui et producteurs ont, à la phase des échanges, fait des observations et des suggestions. Ils ont, en plus, effectué une visite terrain pour découvrir l’expérience de RNA développée par des agriculteurs qu’accompagne NATUDEV dans la province du Nahouri au Sud Burkina.
La visite des champs et les échanges avec les producteurs ont porté sur les avantages de la RNA, les difficultés qu’ils rencontrent, les choix des espèces, les vertus des espèces qu’ils ont choisies d’entretenir, etc. Les visiteurs ont, par ailleurs, fait des observations, poser des inquiétudes et prodiguer des conseils. La question de la prévention des conflits éleveurs-agriculteurs a été particulièrement posée. Les producteurs ont affiché une assurance à ce sujet, au regard de leur expérience.
Des résolutions et des recommandations pour la vulgarisation d’une technique d’avenir
Les quatre jours d’atelier ont permis aux participants de prendre plusieurs résolutions et des recommandations dont nous avons obtenu une copie. Au titre des résolutions, les participants se sont engagés à :
-prendre en compte la différence des zones climatiques dans le choix des espèces végétales à préserver dans le cadre de la RNA ;
-impliquer davantage les femmes ;
-mettre en place un réseau sous régional des acteurs de la RNA avec pour mission de faire en sorte que les échanges soient maintenus ;
-toujours partager et diffuser les techniques et expériences apprises ;
-travailler à harmoniser la compréhension de la notion de RNA en faisant ressortir l’évolution de la technique dans les différents pays au fil des années et élaborer une fiche technique ;
-impliquer davantage les pouvoirs publics en charge de l’agriculture, de l’environnement et de l’élevage dans les activités concernant la RNA ;
-entreprendre un plaidoyer pour la prise en compte de la RNA dans les politiques publiques et les législations au vu de son importance économique, écologique et social ;
-considérer la RNA comme un savoir local, endogène amélioré ;
-prévoir systématiquement l’évaluation scientifique de la RNA.
Des recommandations aux Etats, aux PTF et aux ONG.
Au titre des recommandations, les participants recommandent aux Etats :
-la création d’un cadre juridique favorable à la pratique de la RNA et un appui institutionnel et financier aux acteurs ;
-la clarification du statut des espèces végétales dans les textes juridiques ;
-le renforcement des capacités des agents des ministères de l’agriculture et de l’environnement sur les essences naturelles fertilitaires ;
-la mise en place d’un cadre de concertation entre les autorités locales, les agriculteurs et les éleveurs notamment tels que des comités villageois ou communaux de veille dans le cadre de la RNA dans les zones où il en existe.
Aux Partenaires techniques et financiers, les participants recommandent l’accompagnement des initiatives de vulgarisation de la RNA compte tenu de son impact sur le changement climatique.
Quant à Initiatives Climat en Afrique Francophone (ICAF) et aux ONGs locales, les participants recommandent la production d’un module des pratiques de la RNA pour les producteurs en langue locale utilisable sur téléphone Android ; la création et animation d’un bulletin « RNA et Résilience climat en Afrique francophone » pour le partage des connaissances et la visibilité des expériences pertinentes par ICAF ; la réalisation d’un tutorat sur les techniques de la RNA ; l’institution du prix « Meilleur Acteur RNA » au niveau national et coopération Sud – sud ; et réalisation de sensibilisation sur la RNA à travers des caravanes, des camps pour les jeunes et les radios rurales pour toute la communauté.
Le Poste : un ou une Responsable markéting et commercial
La structure recruteur : La société Plateforme Du Naturel (PDN), Ouagadougou.
La société Plateforme du Naturel (PDN) est spécialisée dans la commercialisation des produits forestiers non ligneux, en particulier du miel et du beurre de karité ainsi que de leurs produits dérivés (cire, ruches, savons…).
La vision de PDN est de faire de la valorisation des produits locaux issus des forêts une activité à part entière qui acquiert une autonomie financière et dont les bénéfices serviront au financement non seulement des producteurs partenaires, mais aussi au réinvestissement dans les activités de conservation des ressources forestières. PDN se veut ainsi être une entreprise d’économie sociale et solidaire dont la vocation est d’exercer des activités économiques, rentables et naturelles.
II. Missions et responsabilités liées à l’emploi
Sous l’autorité du Directeur général, la mission du ou de la Responsable commerciale et marketing sera d’organiser et d’assurer la promotion et la commercialisation du miel et du beurre de karité et de leurs produits dérivés dans la ville de Ouagadougou, le reste du Burkina Faso et à l’international.
III. Profil du Candidat ou de la Candidate
Etre titulaire d’un Bac+4 (ou master 1) en Management Marketing, Ventes, Commerce, ou Gestion Commerciale ;
Justifiez d’une expérience de 03 ans minimum sur un poste de Responsable Commercial ou de Responsable Marketing au Burkina Faso.
IV. Composition du dossier de candidature :
– Lettre de motivation adressée à Monsieur le Directeur général de PDN,
– Un CV daté et signé et contenant les noms et contacts de trois (03) références professionnelles.
Les candidats présélectionnés devront ensuite fournir les éléments suivants :
Une copie légalisée de l’acte de naissance ;
Une copie légalisée de la Carte Nationale d’Identité Burkinabè ;
Les copies légalisées des différents diplômes et attestations (de travail, de stage, de formation, etc.).
V. MODALITES DE RECRUTEMENT
Le recrutement se fera par présélection sur dossier suivi d’un entretien avec les candidat(e)s présélectionné(e)s.
Les dossiers de candidature doivent être envoyés exclusivement par email à l’adresse suivante : contact@associationnatudev.org
La date limite de réception des candidatures est fixée au 13 juin 2021.
Association Nature et Développement (NATUDEV) a reçu, le jeudi 16 juillet 2020 à Ouagadougou, l’attestation de certification ABNORM pour son miel dénommé ‘’Bon miel du Burkina’’. C’était au cours d’un déjeuné de presse initié par le Ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat.
Du 25 novembre 2019 au 24 novembre 2020, l’Association Nature et Développement (NATUDEV) a l’autorisation d’apposer la Marque Nationale de Conformité aux Normes Burkinabè sur son produit Miel naturel dénommé ‘’Bon Miel du Burkina’’. C’est Madame Farida Komou/Kaboré, Responsable administrative et financière de NATUDEV, qui a reçu l’attestation de certification des mains du Ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Monsieur Harouna Kaboré. Ses sentiments, confie-t-elle, sont « ceux de fierté et de joie parce que parmi tant de structures, NATUDEV est l’une des plus jeunes structures à recevoir une certification ABNORM. Vraiment c’est une fierté. Cela démontre à quel point les apiculteurs et nous, nous faisons ensemble des efforts dans la qualité de notre produit ‘’Bon Miel du Burkina’’». De son avis, « comme le ministre l’a dit, tant que tu ne produis pas la qualité, tu n’es pas accessible au marché international ». Pour Madame Komou, le défi est clair, « c’est surtout persévérer et toujours persévérer dans la qualité pour espérer un renouvellement de la certification ».
Selon Omar Kaboré, Assistant technique Aires protégées et Valorisation des ressources naturelles à NATUDEV, cette certification va venir renforcer l’aspect communicationnel du produit ‘’Bon Miel du Burkina’’. C’est un outil de communication pour nous parce que ça renforce la confiance des consommateurs vis-à-vis du produit. Et si les clients ont confiance au produit, cela entraîne des achats de volumes importants.
Avec cette reconnaissance, estime Monsieur Kaboré, ‘’Bon Miel du Burkina’’ va pouvoir accéder à des structures de vente, des centres commerciaux qui ont une certaine exigence en termes de qualité. Pour lui, « la plus-value, c’est vraiment pouvoir ouvrir davantage le marché et conquérir d’autres parts de marché et accroître les ventes».
A en croire Omar Kaboré, les critères ayant favorisé la certification concernent le processus d’acquisition du miel sont entre autres la traçabilité des produits, les conditions de traitements. « Ce processus, il faut vraiment le maitriser. Nous avons nos producteurs sur le terrain, nous maitrisons dans quelles conditions le miel est produit ainsi que le circuit de transport jusqu’au site de conditionnement à Ouaga. Ce sont, entre autres, ces aspects qui ont permis l’obtention de cette certification de l’ABNORM aujourd’hui » a-t-il indiqué.
Tout remercier ABNORM pour la confiance, Monsieur Kaboré a tenu à préciser: « C’est une dizaine d’entreprises qui ont eu la certification et ‘’Bon miel du Burkina’’ a été le tout premier miel si je ne m’abuse qui a été certifié au Burkina Faso. Nous pouvons nous féliciter pour cela ».