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Trophées Initiatives Climat en Afrique francophone 2021 : Le Sénégal, le Niger, le Bénin et le Togo distingués

A l’initiative d’un consortium de trois Organisations non gouvernementales (ONG) dont Initiatives climat en Afrique francophone (ICAF), l’Association Nature et Développement (NATUDEV) et SOS ENERGIE, avec l’appui financier du Programme de Micro-Financement du Fonds pour l’environnement Mondial (PMF/FEM) il s’est tenu un atelier de restitution d’un programme de coopération Sud-Sud sur l’agroécologie en présence de participants de dix pays d’Afrique francophone. Ledit atelier, qui a duré cinq jours, a été clôturé par une cérémonie de remise de trophées aux lauréats de quatre pays, dans la soirée du vendredi 22 octobre 2021 à Ouagadougou.

Pour cette année 2021, les trophées « Initiatives climat Afrique francophone» ont été décernés à quatre lauréats (entreprises et organisations) venus du Sénégal, du Niger, du Bénin et du Togo.

Selon Alexis Kaboré, président de l’association Nature et développement (Natudev) et représentant du consortium des trois Organisations non gouvernementales (ONG) qui portent le projet Coopération Sud-Sud, c’est une tradition de l’ONG ICAF de primer, chaque année, les meilleures expériences innovantes en matière de mode de production résiliente du changement climatique à travers l’Afrique francophone.

Et, pour cette année, « il y a eu près de 300 expériences à travers l’Afrique francophone qui ont été présélectionnées, puis sélectionnées jusqu’à ce qu’on retienne quatre lauréats », a-t-il fait savoir.

Avoir un meilleur rendement, mais aussi permettre au sol d’être sain

Pour l’un des lauréats, Maxwell Yaovi, Directeur exécutif de l’ONG Centre d’action pour le développement rural (CADR) du Togo, c’est tant d’années de travail et d’abnégation sur les biofertilisants solide et liquide qui leur valent cette distinction.

Les biofertilisants solide et liquide, « ce sont des engrais organiques qui, non seulement permettent d’avoir un meilleur rendement, mais aussi de permettre au sol d’être sain. Ce sont des procédés à travers les matériels locaux dont nous disposons que nous arrivons à concevoir ces solutions », a-t-il expliqué.

Ce prix signifie également, pour lui et son organisation, un appel à plus d’ardeur au travail, notamment permettre aux populations de son pays de s’approprier leurs initiatives. « Le fait de recevoir ce prix, c’est un encouragement, un début ; ça nous incite à travailler d’arrache-pied pour relever d’autres défis liés au changement climatique », a-t-il poursuivi.

Paul Djiguimdé, Conseiller technique au ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique du Burkina Faso, dit être venu encourager les « belles »  initiatives qui ont été développées.

Contribuer à la prise de conscience des effets négatifs des changements climatiques

« Nous ne pouvions pas rester en marge de telles initiatives. Nous sommes venus pour encourager les belles  initiatives qui ont été développées pour permettre à nos pays respectifs de pouvoir davantage lutter contre les changements climatiques, de pouvoir davantage s’adapter aux effets néfastes de ces changements climatiques », a-t-il dit.

Le projet dont il est question ici est dénommé Coopération Sud-Sud. Des dires de Alexis Kaboré, il est « pour que pour une fois les renforcements des capacités, les formations, les échanges d’expériences se déroulent entre nous acteurs du Sud qui portent des initiatives pertinentes porteuses d’avenir pour la préservation de l’environnement, la lutte contre les changements climatiques, la lutte contre la désertification et la lutte contre la dégradation de la biodiversité », a-t-il indiqué avant de rappeler la thématique de cette année : « Les biofertilisants et les bioprotecteurs », c’est-à-dire des engrais naturels et des pesticides naturels.

Le programme de coopération Sud-Sud, a été lancé à l’occasion de la COP22, en 2016. Il est mis en œuvre par Initiatives climat Maroc et Initiatives climat France. Ses objectifs : contribuer à la prise de conscience des effets négatifs des changements climatiques et renforcer les capacités des porteurs de projets qui agissent pour atténuer ces effets des changements du climat et pour s’adapter à ces modifications.

Service communication NATUDEV en collaboration avec Burkina 24


AVIS DE RECRUTEMENT

  1. Le poste et le recruteur

Le Poste : Agent commercial

Nombre : 04

La structure recruteur : La société Plateforme Du Naturel (PDN), Ouagadougou.

La société Plateforme du Naturel (PDN) est spécialisée dans la commercialisation des produits forestiers non ligneux, en particulier du miel et du beurre de karité ainsi que de leurs produits dérivés (cire, ruches, savons…).

La vision de PDN est de faire de la valorisation des produits locaux issus des forêts une activité à part entière qui acquiert une autonomie financière et dont les bénéfices serviront au financement non seulement des producteurs partenaires, mais aussi au réinvestissement dans les activités de conservation des ressources forestières. PDN se veut ainsi être une entreprise d’économie sociale et solidaire dont la vocation est d’exercer des activités économiques, rentables et naturelles.

II. Missions et responsabilités liées à l’emploi

Sous l’autorité du Responsable commercial et marketing, l’agent commercial aura pour mission de :

  • Démarcher et fidéliser les clients
  • Prospecter de potentiels clients du miel et du beurre de karité et de leurs produits dérivés dans la ville de Ouagadougou, le reste du Burkina Faso
  • Présenter les produits et les services de sa société notamment le miel et le beurre de karité et de leurs produits dérivés dans la ville de Ouagadougou, le reste du Burkina Faso
  • Transmission des commandes aux différents fabricants
  • Compte rendu de son activité et de ses résultats à la hiérarchie
  • Ainsi que toutes autres tâches qui sera confiées par sa hiérarchie.

III. Profil du Candidat ou de la Candidate

Être titulaire d’un BEPC au moins.

IV. Composition du dossier de candidature :

– Un CV daté et signé

Les dossiers de candidature doivent être envoyés par email à l’adresse suivante : contact@associationnatudev.org; par WhatsApp sur le numéro 76 62 10 84 ou déposer physiquement au siège de l’Association Nature et Développement (NATUDEV). Pour tout renseignement, contacter nous au (+226) 63 03 91 91.

La date limite de réception des candidatures est fixée au 20 septembre 2021.

 


I. Le poste et le recruteur Le Poste : Agent commercial Nombre : 01

La structure recruteur : La société Plateforme Du Naturel (PDN), Ouagadougou.

La société Plateforme du Naturel (PDN) est spécialisée dans la commercialisation des produits forestiers non ligneux, en particulier du miel et du beurre de karité ainsi que de leurs produits dérivés (cire, ruches, savons…).

La vision de PDN est de faire de la valorisation des produits locaux issus des forêts une activité à part entière qui acquiert une autonomie financière et dont les bénéfices serviront au financement non seulement des producteurs partenaires, mais aussi au réinvestissement dans les activités de conservation des ressources forestières. PDN se veut ainsi être une entreprise d’économie sociale et solidaire dont la vocation est d’exercer des activités économiques, rentables et naturelles.

II. Missions et responsabilités liées à l’emploi

Sous l’autorité du Responsable commercial et marketing, l’agent commercial de :

  • Démarcher et fidéliser les clients
  • Prospecter de potentiels clients du miel et du beurre de karité et de leurs produits dérivés dans la ville de Ouagadougou, le reste du Burkina Faso
  • Présenter les produits et les services de sa société notamment le miel et le beurre de karité et de leurs produits dérivés dans la ville de Ouagadougou, le reste du Burkina Faso
  • Négocier les prix
  • Transmission des commandes aux différents fabricants
  • Compte rendu de son activité et de ses résultats à la hiérarchie

III. Profil du Candidat ou de la Candidate

Etre titulaire d’un BEPC

IV. Composition du dossier de candidature :

– Un CV daté et signé

Les dossiers de candidature doivent être envoyés par email à l’adresse suivante : contact@associationnatudev.org; par WhatsApp sur le numéro 76 62 10 84 à déposer physiquement au siège de l’Association Nature et Développement (NATUDEV). Pour tout renseignement, contacter au 63 03 91 91

La date limite de réception des candidatures est fixée au 31 juillet 2021.


« Bon miel du Burkina » vient de recevoir le renouvellement de sa certification ABNORM des mains du Ministre en charge du Commerce et de l’Industrie, Harouna KABORE.

« Bon miel du Burkina » vient de recevoir le renouvellement de sa certification ABNORM des mains du Ministre en charge du Commerce et de l’Industrie, Harouna KABORE. Ainsi donc, la chaîne de cueillette, de conditionnement et de vente de « Bon miel du Burkina » est déclarée conforme et respectueuse des normes de l’Agence Burkinabè de Normalisation, de la Métrologie et de la Qualité. Tout cela pour le grand bonheur de la clientèle et des apiculteurs que NATUDEV et ULB-Coopération accompagnent dans le cadre de la protection du corridor du complexe PONASI au Centre-Sud.


La Régénération Naturelle Assistée (RNA) des exploitations agricoles : des acteurs partagent leurs expériences à Ouagadougou

Des acteurs de la promotion de la technique de la Régénération Naturelle Assistée (RNA) des exploitations agricoles de 8 pays d’Afrique ont partagé leurs expériences dans ce domaine du mardi 08 au vendredi 11 juin 2021 à Ouagadougou. C’était au cours d’un « Atelier international de formation collaborative en technique de Régénération Naturelle Assistée (RNA) des exploitations agricoles en Afrique ». Une initiative de l’Association NATUDEV en partenariat avec les associations SOSEB et ICAF avec l’appui PMF/FEM et du PNUD.

C’est au total des producteurs pratiquants de la RNA, des ONG spécialisées et de promotion de la RNA, des bureaux d’étude, des experts et des entreprises de huit (8) pays d’Afrique francophone qui ont pris part au rendez-vous du donné et du recevoir de Ouagadougou sur la RNA. C’est l’ « Atelier international de formation collaborative en technique de la Régénération Naturelle Assistée (RNA) des exploitations agricoles en Afrique ». Organisé du 08 au 11 juin 2021 par l’Association Nature et Développement (NATUDEV), en partenariat avec les associations SOS Energie au Burkina Faso (SOSEB) et Initiatives Climat en Afrique Francophone (ICAF) avec l’appui technique et financier du Programme de Micro-financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il s’agit du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Tchad, du Togo et du Burkina Faso.

Le principe de la Régénération Naturelle Assistée (RNA) consiste, selon le Président de NATUDEV, Alexis Kaboré, « à identifier, à matérialiser et à protéger les jeunes sauvageons pour la régénération naturelle des parcs ou des formations naturelles. C’est une technique d’agroforesterie qui permet de protéger et gérer les repousses naturelles que produisent les souches d’arbres et arbustes dans les champs. La densité d’arbres recherchée varie entre 25 et 400 pieds à l’hectare selon l’écosystème et les objectifs poursuivis. Des ensemencements par semis directs peuvent également être opérés pour permettre d’enrichir la biodiversité de l’exploitation agricole ».

Des apprentissages réciproques pour de meilleurs taux de réussite sur le terrain !

Cette formation en RNA, indique Monsieur Kaboré, a pour objet « de contribuer à la lutte contre la déforestation et le changement climatique par la consolidation et la mise à l’échelle de bonnes pratiques dans le cadre d’échanges d’expériences Sud-Sud ». A l’en croire, il vise entre autres, à permettre des apprentissages réciproques en vue d’accroître les taux de réussite des expériences de RNA en Afrique et à faire émerger un réseau de partage d’informations et d’idées entre les acteurs du domaine.

A cet effet, la session a consisté en d’abord des communications sur les aspects novateurs et porteurs que chaque participant a expérimentés dans son pays. Acteurs d’appui et producteurs ont, à la phase des échanges, fait des observations et des suggestions. Ils ont, en plus, effectué une visite terrain pour découvrir l’expérience de RNA développée par des agriculteurs qu’accompagne NATUDEV dans la province du Nahouri au Sud Burkina.

La visite des champs et les échanges avec les producteurs ont porté sur les avantages de la RNA, les difficultés qu’ils rencontrent, les choix des espèces, les vertus des espèces qu’ils ont choisies d’entretenir, etc. Les visiteurs ont, par ailleurs, fait des observations, poser des inquiétudes et prodiguer des conseils. La question de la prévention des conflits éleveurs-agriculteurs a été particulièrement posée. Les producteurs ont affiché une assurance à ce sujet, au regard de leur expérience.

Des résolutions et des recommandations pour la vulgarisation d’une technique d’avenir

Les quatre jours d’atelier ont permis aux participants de prendre plusieurs résolutions et des recommandations dont nous avons obtenu une copie. Au titre des résolutions, les participants se sont engagés à :

-prendre en compte la différence des zones climatiques dans le choix des espèces végétales à préserver dans le cadre de la RNA ;

-impliquer davantage les femmes ;

-mettre en place un réseau sous régional des acteurs de la RNA avec pour mission de faire en sorte que les échanges soient maintenus ;

-toujours partager et diffuser les techniques et expériences apprises ;

-travailler à harmoniser la compréhension de la notion de RNA en faisant ressortir l’évolution de la technique dans les différents pays au fil des années et élaborer une fiche technique ;

-impliquer davantage les pouvoirs publics en charge de l’agriculture, de l’environnement et de l’élevage dans les activités concernant la RNA ;

-entreprendre un plaidoyer pour la prise en compte de la RNA dans les politiques publiques et les législations au vu de son importance économique, écologique et social ;

-considérer la RNA comme un savoir local, endogène amélioré ;

-prévoir systématiquement l’évaluation scientifique de la RNA.

Des recommandations aux Etats, aux PTF et aux ONG.

Au titre des recommandations, les participants recommandent aux Etats :

-la création d’un cadre juridique favorable à la pratique de la RNA et un appui institutionnel et financier aux acteurs ;

-la clarification du statut des espèces végétales dans les textes juridiques ;

-le renforcement des capacités des agents des ministères de l’agriculture et de l’environnement sur les essences naturelles fertilitaires ;

-la mise en place d’un cadre de concertation entre les autorités locales, les agriculteurs et les éleveurs notamment tels que des comités villageois ou communaux de veille dans le cadre de la RNA dans les zones où il en existe.

Aux Partenaires techniques et financiers, les participants recommandent l’accompagnement des initiatives de vulgarisation de la RNA compte tenu de son impact sur le changement climatique.

Quant à Initiatives Climat en Afrique Francophone (ICAF) et aux ONGs locales, les participants recommandent la production d’un module des pratiques de la RNA pour les producteurs en langue locale utilisable sur téléphone Android ; la création et animation d’un bulletin « RNA et Résilience climat en Afrique francophone » pour le partage des connaissances et la visibilité des expériences pertinentes par ICAF ; la réalisation d’un tutorat sur les techniques de la RNA ; l’institution du prix « Meilleur Acteur RNA » au niveau national et coopération Sud – sud ; et réalisation de sensibilisation sur la RNA à travers des caravanes, des camps pour les jeunes et les radios rurales pour toute la communauté.

Service de Communication NATUDEV


La société Plateforme Du Naturel (PDN), basée à Ouagadougou recrute un ou une Responsable markéting et commercial niveau Bac+4 (ou master 1) en Management Marketing, Ventes, Commerce, ou Gestion Commerciale.

I. Le poste et le recruteur

Le Poste : un ou une Responsable markéting et commercial

La structure recruteur : La société Plateforme Du Naturel (PDN), Ouagadougou.

La société Plateforme du Naturel (PDN) est spécialisée dans la commercialisation des produits forestiers non ligneux, en particulier du miel et du beurre de karité ainsi que de leurs produits dérivés (cire, ruches, savons…).

La vision de PDN est de faire de la valorisation des produits locaux issus des forêts une activité à part entière qui acquiert une autonomie financière et dont les bénéfices serviront au financement non seulement des producteurs partenaires, mais aussi au réinvestissement dans les activités de conservation des ressources forestières. PDN se veut ainsi être une entreprise d’économie sociale et solidaire dont la vocation est d’exercer des activités économiques, rentables et naturelles.

II. Missions et responsabilités liées à l’emploi

Sous l’autorité du Directeur général, la mission du ou de la Responsable commerciale et marketing sera d’organiser et d’assurer la promotion et la commercialisation du miel et du beurre de karité et de leurs produits dérivés dans la ville de Ouagadougou, le reste du Burkina Faso et à l’international.

III. Profil du Candidat ou de la Candidate

Etre titulaire d’un Bac+4 (ou master 1) en Management Marketing, Ventes, Commerce, ou Gestion Commerciale ;

Justifiez d’une expérience de 03 ans minimum sur un poste de Responsable Commercial ou de Responsable Marketing au Burkina Faso.

IV. Composition du dossier de candidature :

– Lettre de motivation adressée à Monsieur le Directeur général de PDN,

– Un CV daté et signé et contenant les noms et contacts de trois (03) références professionnelles.

Les candidats présélectionnés devront ensuite fournir les éléments suivants :

Une copie légalisée de l’acte de naissance ;

Une copie légalisée de la Carte Nationale d’Identité Burkinabè ;

Les copies légalisées des différents diplômes et attestations (de travail, de stage, de formation, etc.).

V. MODALITES DE RECRUTEMENT

Le recrutement se fera par présélection sur dossier suivi d’un entretien avec les candidat(e)s présélectionné(e)s.

Les dossiers de candidature doivent être envoyés exclusivement par email à l’adresse suivante : contact@associationnatudev.org

La date limite de réception des candidatures est fixée au 13 juin 2021.


Gestion du Corridor écologique n°1 : le Cadre de concertation intercommunal Guiaro-Pô prend ses responsabilités !

Le Cadre de concertation intercommunal Guiaro-Pô de gestion du corridor n°1 a organisé, ce mercredi 21 avril 2021 à Pô, un atelier d’amendement et d’adoption du Plan d’aménagement et de gestion participatif (PAGEP) du Corridor écologique n°1 reliant le Ranch de Nazinga et le Parc National Kaboré Tambi (PNKT). La rencontre s’est tenue avec le soutien technique et financier de l’Association Nature et Développement (NATUDEV) et ses partenaires que sont l’Université Joseph Ki Zerbo (UJKZ), l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et ULB-Coopération dans le cadre de la mise en œuvre du projet de recherche ‘’Intégration de la conservation de biodiversité et du développement local dans le contexte d’aires protégées du complexe PONASI » (ARES/PRD-PONASI).

Les communes de Guiaro et de Pô attendent ainsi prendre leurs responsabilités dans la gouvernance de cette forêt de 4500 ha dédiée au déplacement de la faune entre les deux aires protégées. Elles l’ont fait savoir ce mercredi 21 avril 2021 à Pô par l’amendement et l’adoption du Plan d’aménagement et de gestion participatif (PAGEP) de cette forêt en tant que « refuge local intercommunal de faune ». L’atelier, expliquent les organisateurs, se tient dans le cadre du processus de transfert de gestion du corridor n°1 du complexe PONASI de l’Etat aux communes de Guiaro et de Pô entre lesquelles il est à cheval. En vue de sa gouvernance intercommunale, les deux communes ont ainsi constitué un Cadre de concertation intercommunal d’une cinquantaine de membres et prenant en compte toutes les catégories d’acteurs locaux.

Le représentant de l’équipe de consultants ayant élaboré le Plan d’aménagement et de gestion participatif (PAGEP), Monsieur Basile A. ADOUABOU, présente le contenu du document aux participants.

Dans le contexte de ce processus de transfert, l’une des étapes majeures, indique le Président du Cadre intercommunal, par ailleurs maire de la commune de Pô, Monsieur Victor ZANGOUYO, c’est l’élaboration d’un Plan d’aménagement et de gestion participatif (PAGEP) du Refuge local de faune. Aujourd’hui, souligne-t-il, il s’est agi d’apprécier le travail des consultants qui ont élaboré une version provisoire du PAGEP, de rassembler tous les acteurs pour amender, apprécier et adopter le PAGEP. Ce document décline les activités d’aménagement, de protection et de développement à mener sur une décennie (2021-2030) pour parvenir à une sécurisation et une valorisation efficace du site.

« Plus qu’un plan d’aménagement et de gestion, il s’agit d’un outil de développement local » dixit le président du Cadre.

Pour le Président du Cadre de concertation, le PAGEP tel qu’adopté est un outil de développement local au profit des riverains du Refuge local de faune. Quand cette forêt sera aménagée, indique-t-il, « il y aura beaucoup de revenus surtout pour les riverains. Ceux qui cultivent autour vont bénéficier de matériel agricole et de nouvelles techniques d’agriculture pour éviter qu’ils ne défrichent la forêt ». Et de poursuivre « le plan prévoit également d’accompagner les riverains dans la maraicheculture et l’élevage de la volaille, la transformation des produits forestiers, etc. S’il y avait parmi eux des braconniers, cela va non seulement les occuper autrement mais aussi, les aider à abandonner leur activité négative. Un ensemble d’activités qui vont, selon lui, occuper les riverains, améliorer leurs conditions de vie et les impliquer davantage dans la protection des ressources naturelles du Refuge local de faune. Pour le Président du Cadre, le PAGEP adopté est un outil précieux entre les mains des autorités communales, des populations et de tous les acteurs intéressés pour la mobilisation des ressources financières, matérielles et humaines qui y sont budgétisées.

Restitution au niveau des conseils municipaux et des villages riverains

Les participants ont amendé et adopté le Plan d’aménagement et de gestion participatif (PAGEP)

L’Association Nature et Développement (NATUDEV) et ses partenaires que sont l’Université Joseph Ki Zerbo (UJKZ) de Ouagadougou, l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et l’ONG belge ULB-Coopération soutiennent et accompagnent le processus de transfert de la gestion du corridor aux deux communes.

Pour le Président de NATUDEV, Monsieur Alexis KABORE, « l’étape importante après l’adoption du PAGEP, c’est la restitution de son contenu au niveau des deux conseils municipaux, Pô et Guiaro. Chaque conseil communal a prévu une session extraordinaire consacré au PAGEP en vue de sa restitution à l’ensemble des membres du conseil. Ensuite, une tournée de restitution sera faite dans les huit villages limitrophes de la forêt dans l’objectif d’assurer une appropriation maximale de ce document dont le contenu émane de leurs propositions et qui est, avant tout le leur. Pour ce faire, un format réduit du PAGEP sera édité pour en faciliter l’usage.

« Les communes ont besoin d’avoir des zones protégées classées à leur nom ».

Après l’adoption du PAGEP, les participants ont pris une photo de famille pour immortaliser l’évènement.

De l’avis du Président du Cadre et Maire de Pô, le transfert de gestion aux deux communes, par le classement du corridor comme refuge local de faune à leur nom est la meilleure option. « Pour moi, l’approche de NATUDEV qui consiste à renforcer nos capacités et à nous responsabiliser à la base dans la gestion du corridor est la bonne manière. Les communes ont besoin d’avoir des zones protégées, en reclassant au nom des communes c’est donc la meilleure solution. Ce qui est sûr, nous sommes déjà avancés. Nous allons continuer le processus jusqu’à la fin. On va déposer notre dossier c’est à l’Etat d’apprécier ». Et d’insister, « au regard des difficultés de gestion dont souffrent les forêts déjà classées, je pense que l’Etat a même intérêt de nous accompagner pour que ce soit classé au nom des communes ».

Pour le représentant de l’équipe de consultants ayant élaboré le Plan d’aménagement et de gestion participatif (PAGEP), Monsieur Basile A. ADOUABOU, le fait de classer le corridor écologique n°1 au nom de l’Etat ou au nom des communes n’a pas une incidence sur la nécessité et la qualité du PAGEP. « Il est indispensable à tous les niveaux. C’est un outil de gestion efficace d’ici à 2030. Tous les acteurs doivent se l’approprier et faire en sorte que quel que soit l’intervenant au niveau du corridor, que ce plan puisse servir de boussole d’intervention. Car, souligne-t-il, il est un récapitulatif des besoins, propositions et ressentiments des acteurs locaux concernant ce refuge faunique ».

Ibrahima TRAORE


‘’Bon miel du Burkina’’ : premier miel certifié ABNORM au Burkina Faso !

Association Nature et Développement (NATUDEV) a reçu, le jeudi 16 juillet 2020 à Ouagadougou, l’attestation de certification ABNORM pour son miel dénommé ‘’Bon miel du Burkina’’. C’était au cours d’un déjeuné de presse initié par le Ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat.

Du 25 novembre 2019 au 24 novembre 2020, l’Association Nature et Développement (NATUDEV) a l’autorisation d’apposer la Marque Nationale de Conformité aux Normes Burkinabè sur son produit Miel naturel dénommé ‘’Bon Miel du Burkina’’. C’est Madame Farida Komou/Kaboré, Responsable administrative et financière de NATUDEV, qui a reçu l’attestation de certification des mains du Ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Monsieur Harouna Kaboré. Ses sentiments, confie-t-elle, sont « ceux de fierté et de joie parce que parmi tant de structures, NATUDEV est l’une des plus jeunes structures à recevoir une certification ABNORM. Vraiment c’est une fierté. Cela démontre à quel point les apiculteurs et nous, nous faisons ensemble des efforts dans la qualité de notre produit ‘’Bon Miel du Burkina’’». De son avis, « comme le ministre l’a dit, tant que tu ne produis pas la qualité, tu n’es pas accessible au marché international ». Pour Madame Komou, le défi est clair, « c’est surtout persévérer et toujours persévérer dans la qualité pour espérer un renouvellement de la certification ».

Selon Omar Kaboré, Assistant technique Aires protégées et Valorisation des ressources naturelles à NATUDEV, cette certification va venir renforcer l’aspect communicationnel du produit ‘’Bon Miel du Burkina’’. C’est un outil de communication pour nous parce que ça renforce la confiance des consommateurs vis-à-vis du produit. Et si les clients ont confiance au produit, cela entraîne des achats de volumes importants.

Avec cette reconnaissance, estime Monsieur Kaboré, ‘’Bon Miel du Burkina’’ va pouvoir accéder à des structures de vente, des centres commerciaux qui ont une certaine exigence en termes de qualité. Pour lui, « la plus-value, c’est vraiment pouvoir ouvrir davantage le marché et conquérir d’autres parts de marché et accroître les ventes».

A en croire Omar Kaboré, les critères ayant favorisé la certification concernent le processus d’acquisition du miel sont entre autres la traçabilité des produits, les conditions de traitements. « Ce processus, il faut vraiment le maitriser. Nous avons nos producteurs sur le terrain, nous maitrisons dans quelles conditions le miel est produit ainsi que le circuit de transport jusqu’au site de conditionnement à Ouaga. Ce sont, entre autres, ces aspects qui ont permis l’obtention de cette certification de l’ABNORM aujourd’hui » a-t-il indiqué.

Tout remercier ABNORM pour la confiance, Monsieur Kaboré a tenu à préciser: « C’est une dizaine d’entreprises qui ont eu la certification et ‘’Bon miel du Burkina’’ a été le tout premier miel si je ne m’abuse qui a été certifié au Burkina Faso. Nous pouvons nous féliciter pour cela ».

Ibrahima TRAORE

Chargé de Communication